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Comme une offrande, comme un fruit À cet astre de la nuit. Je me laisse envoûter par son doux regard. Adoration légitime Dans le paradis des abîmes. Je me laisse sacrifier à son étendard.
Elle m’a souri Quand j’ai vu la force de son désir. Elle a surpris mes soupirs.

Tous ses démons me possèdent Et c’est la fille de la lune, mon remède. Tous ses anges se font connaître Et son péché mortel devient mon maître.

Comme les étoiles qui s’éteignent Pour que sa nuit, enfin, règne. Va mon âme à son cœur déchu. Domination sensuelle. Parfum d’épice, de canelle. Mon âme, devant elle, est à nu.

Elle m’a piégé Quand j’ai vu ses ailes me découvrir. Elle a tant voulu goûter l’humain plaisir.

Tous ses démons me caressent Et la fille de la lune est ma pécheresse. Tous ses anges me font renaître Et son péché mortel est bien mon maître.

Tous ses démons se repentent Et la fille de la lune se fait prudente. Tous ses anges brisent la fenêtre Et le fruit de ce péché vient de naître.
(Fin)
Écrit par AnaKorète, Le 13 novembre 2005.
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